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En ouvrant ce blog, je suis très consciente du privilège que me confère cet outil exceptionnel de communication dont nos grands maîtres de la littérature auraient pu faire un si bel usage !

Désormais,je pourrai communiquer, échanger, alerter, informer, débattre, et les thèmes  de préoccupations ne m'ont pas manqué ..tout au long de ma vie professionnelle de professeur de français, d'inspectrice pédagogique régionale, d'Inspectrice d'Académie puis de Députée à l'Assemblée Nationale..

je sollicite l' indulgence car cette pratique, nouvelle pour moi , risque de me désarçonner parfois..

Odette Trupin

5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 16:27

intervention  à l'Assemblée nationale, dans l'hémicycle ,d'Odette Trupin sur ce thème en 2000 :
"Le premier ministre a évoqué la nécessité d'une politique  française ambitieuse en Europe. Dans cet esprit, je souhaiterais , Messieurs les ministres, vous alerter sur la position de la langue française et du multilinguisme en tant qu'outils de travail et de communication au sein de l'Union. Le principe de l'égalité des langues officielles posé par le règlement du conseil du 15 avril 1958, a été constamment réaffirmé au fil des adhésions. Le traité d'Amsterdam comporte, en outre, une disposition permettant à tout citoyen de l'Union d'écrire aux institutions dans la langue de son choix et d'obtenir une réponse dans cette même langue.
Au début de la construction européenne, la langue française bénéficiait dune position privilégiée, presqu'à égalité avec l'anglais comme langue de rédaction  dans les services de la Commission. Elle est également l'une des trois langues de t'ravail de la Ccommission et la langue de délibération dans le système juridictionnel communautaire. Mais sa place semble remise en cause. Son emploi au sein des institutions européennes décline, notamment à la suite des dernières adhésions...
Cette situation, très préjudiciable à l'image du français et de la France, pourrait léser à moyen terme, les intérêts nationaux, et handicaper la représentation de la France au sein de l'Europe et même du monde.Les conséquences de cet état de fait risquent d'être non seulement politiques, mais aussi économiques. Toutefois, cette régression ne doit pas être considérée comme une fatalité. Elle nécessite cependant une réaction d'autant plus rapide que l' élargissement. risque d'aggraver encore le phénomène. ..
Pendant la présidence française de l'Union, européenne, nous devos être particulièrement vigilants et faire susciter une prise de conscience de toute la communaité européenne. C'est par une action collective enn faveur de l'usage du fravçais dans les institutions européennes et plus généralement enfaveur du respect de la diversité linguistique et culturelle en Europe, que nous parerons au risque d'unioformisation et d' appauvrissement  de la pensée que créerait la prépondérance d'une seule langue. Il faut envisager des mesures propres à garantir le respect du statut juridique des langues européennes. Nous devons obtenir de continuer à travailler dans notre langue au sein des institutions car c'est grâce à la place qu'elle occupera en Europe que la langue française conservera sa force d'attraction dans le monde."
 Cet  appel aux instances politiques d'alors est d'autant plus important que  malgré quelques mesures timides effectivement annoncées par la suite, l'importance du plurilinguisme est peu considérée dans les séances  actuelles de l'Union. 
Il faut  donc compter  sur la  très prochaine présidence française pour  qu'une prise de conscience  de cet enjeu stratégique soit effective car il garantit la prise en compte de la diversité des langues  et  surtout le respect des cultures.

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