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En ouvrant ce blog, je suis très consciente du privilège que me confère cet outil exceptionnel de communication dont nos grands maîtres de la littérature auraient pu faire un si bel usage !

Désormais,je pourrai communiquer, échanger, alerter, informer, débattre, et les thèmes  de préoccupations ne m'ont pas manqué ..tout au long de ma vie professionnelle de professeur de français, d'inspectrice pédagogique régionale, d'Inspectrice d'Académie puis de Députée à l'Assemblée Nationale..

je sollicite l' indulgence car cette pratique, nouvelle pour moi , risque de me désarçonner parfois..

Odette Trupin

27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 12:00

 

 

L’Ecoute,  la présence, l’ échange, constituent des remèdes essentiels auprès des personnes âgées, handicapées ou gravement malades, qui souffrent très souvent de  leur solitude, voire de l’indifférence des autres . Ces remèdes sont au moins aussi importants que les soins médicaux quotidiens, on le sait aujourd’  hui. Certaines personnes arrivent ainsi à sortir du domaine difficile de la souffrance grâce à des aides de ce type, prodiguées, souvent par  la famille,  par des bénévoles ou  par des aides à domicile :  l’ espoir revient,  l’ intérêt peut  renaître , la dynamique intellectuelle se réveiller et parfois même  l’ activité musculaire reprend ses droits .

 

 Pourtant,  cette approche capitale de la dignité d’une personne, amoindrie par la maladie le handicap ou l’ âge,   n’ est trop souvent prise en compte que d’ une manière très relative par l’ entourage , qu’ il soit hospitalier , familial ou de service à domicile .

 

 Aucune disposition légale n’est prise en ce sens . La loi de  janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico sociale et celle de février 2005 pour « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », incitent à réfléchir plus avant à cette importante question que pose la société française  du  XX I ème siècle  dont la longévité accrue est une conséquence très positive des avancées médicales, mais non exempte de difficultés

 

Comment intervenir pour susciter une sensation de mieux vivre ?

 

 

 

 les occasions et les moyens sont multiples, mais ils doivent être adaptés à chaque cas, être personnalisés . C’ est là que réside la grande difficulté , car à côté de l’ aide psychologique, ils se situent beaucoup dans le domaine du loisir, de la pratique artistique et de la création sous toutes ses formes : dessin, musique, lecture, promenade, films, photographie…or, ces secteurs d’ activités ont de tout temps à jamais été considérés comme appartenant au seul libre arbitre de l’ individu et comme ne présentant aucun caractère obligatoire dans le déroulement de l’ activité humaine ; bien au contraire, ils restent encore  très souvent considérés comme des produits  de luxe,  non monnayables  car non répertoriés comme des « articles » d’ utilité immédiate. D’une certaine manière, « l ‘ impasse » pédagogique ou thérapeutique a toujours été faite  dans les sociétés occidentales sur ces biens aux  effets non mesurables  dépendants de l’ individu lui-même et les efforts sociaux d’ accompagnement restent très timides .

 

 

 

Or, il est reconnu , notamment par les unités de « soins palliatifs » des hôpitaux,  qu’ une sensation de bien être peut exister, même quand tout semble irrémédiablement perdu… .

 

 Même au terme de sa vie, la personne très âgée, très handicapée ou très malade , a des possibilités créatives lui permettant , un instant, d’ oublier , de relativiser sa souffrance . "A partir d’ un objet construit, le malade reconstruit sa vie  "

 

  En résumé, dès aujourd’ hui, il convient d’assurer le confort maximum de la personne qui souffre et de multiplier toutes les idées  permettant de prévenir une détresse présente ou à venir, de mieux l’aider et de l’ accompagner  . Les conséquences de la mise en application de la loi de 2002  et de la loi de février 2005 , devraient naturellement susciter un traitement systématique des comportements d’accompagnement individualisés .

 

 

 

Odette Trupin 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 11:13

Le développement des services à domicile accompagne les mutations de notre société. Actuellement, le plan Borloo reprend et améliore des mesures déjà existantes. Les personnes âgées sont, en effet , de plus en plus nombreuses et revendiquent, pour la plupart, le droit de rester chez elles . De ce fait, les pouvoirs publics jettent un regard neuf sur des professions qui se développent à toute vitesse. Or, ces métiers, de l’ombre, mal considérés pendant longtemps  , exigent des savoir faire, des savoir être qu’il ne faudrait pas sous estimer, la confiance constituant un élément fort de cet engagement.. c’est si facile de profiter d’une personne âgée ou dépendante. ! et les comportements adéquats  ne s’improvisent pas . ..

 Désormais, c’est en des termes politiques que notre approche éthique des réalités du grand âge doit être envisagée et affirmée.

 La révolution de la longévité doit nous conduire à bâtir une République des solidarités : concevoir nos relations avec les personnes âgées, les intégrer à nos préoccupations et à nos pratiques sociales, c’ est d’abord leur conférer une dignité, une reconnaissance et une valeur non soumise aux idéologies conjoncturelles. Nous découvrons qu’en prolongeant considérablement le temps de la vie, nous posons une multitude de questions sans réponses à la communauté tout entière. Nous  engageons radicalement, devant l’humanité, la responsabilité et la dignité des êtres que nous sommes. Dans son grand âge, la personne sollicite une reconnaissance, une bienveillance constante, un véritable soutien. C’est une question de confiance et cela ne va pas de soi. De multiples contraintes agissent sur la relation,  qu’il faut donc préserver à tout instant comme  garante du sens et de l’humanité du soin. L’homme, avec ses fragilités, ses détresses et ses peurs, sollicite notre accompagnement. Dès lors, nos obligations à son égard prennent une intense signification. Comment préserver la personne  dans ses choix, comme dans ses droits, alors que les pathologies du vieillissement contraignent trop souvent à la passivité, à la dépendance ? s’ il est une exigence du soin, elle se situe dans notre capacité à  soutenir dans son existence même la personne âgée, handicapée, souvent malade et plus vulnérable que d’ autres aux menaces d’ une destitution. Autrement dit, il revient, dans chaque situation, de redonner voix à l’humain de l’homme. c’est ce qui  fonde le « devoir de non abandon » .

 Vieillir chez soi ou dans le cadre d’une institution de soins, cela devrait signifier qu’ on est toujours membre à part entière d’ une famille humaine .

 quelques grands principes :

Les spécialistes en gériatrie observent que la dépendance, comme l’invalidité ou le handicap, s’inscrivent dans une même logique, et les réponses semblent les mêmes

 Les bases de cette réflexion peuvent reposer sur cinq grands principes : solvabilisation, formation, coordination, solidarité et proximité.

         solvabilisation :

 

  créer de nouvelles formes de prise en charge  de la dépendance et du handicap en ouvrant des droits nouveaux autour de la notion de libre choix. C’est l’ambition des pouvoirs publics.

             Formation:

 des moyens en personnels qualifiés sont nécessaires, tout comme une meilleure reconnaissance professionnelle du secteur social et médico-social.

             Coordination :

Rechercher une meilleure organisation et coordination des acteurs de terrain, en redéfinissant le rôle du secteur sanitaire et médico-social, mais aussi des caisses, de l’ Etat et des collectivités locales.

             Solidarité :

  Engager le débat de la solidarité nationale et intergénérationnelle. Il ne saurait être question que seule une catégorie de la population soit appelée à contribuer à l’effort demandé.

             Proximité :

 

 La simplification des procédures, comme la notion de proximité de la prise en charge seront le gage de la réussite d’un dispositif généralisé, quel que soit l’ âge du bénéficiaire.

  En conséquence,il nous appartient de poser avec clarté les bases d’ une nouvelle République des solidarités.

  C’est à cette seule condition que nous  parviendrons à protéger l’  humain de  l’  homme dans le réel que nous bâtissons et dont la responsabilité nous revient, pleine et entière .

 Odette Trupin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 10:53

 

Face au vieillissement, la France s 'est engagée dans un système qui privilégie le maintien à domicile,  d'ailleurs plébiscité par tous. 

 Cependant, à la maison, la solidarité repose avant tout sur les personnes aidantes et les familles, financièrement, matériellement et moralement. Les systèmes d'aide sont divers sur le plan des tarifs et des statuts et ils fonctionnent de manière très fractionnée.

 Une fois surmontés les obstacles économiques et administratifs, les familles se heurtent parfois à la compétence relative des auxiliaires de vie ,animées de bonne volonté et souvent très dévouées, mais insuffisamment formées et trop mal payées. Cette situation s'aggrave par les difficultés de recrutement de personnel .

  La gestion comptable du problème de la dépendance a conduit à la création d'emplois de proximité mal rémunérés plutôt qu'à l'émergence de professionnels spécialisés qui, comme les médecins gériatres, et les personnels infirmiers, répondraient mieux aux besoins des usagers âgés. Pourtant, ceux-ci se révèlent énormes et correspondent à un gisement d'emplois exceptionnel. La gestion des ressources humaines dans ce domaine, implique une définition claire et précise des emplois. En effet, les dispositions actuelles n'autorisent pas les personnels, autre que les « soignants », titrés, à pratiquer le "nursing", les "transferts" et la prise de médicaments  des personnes non autonomes. Comment alors supporter l'idée qu'une auxiliaire de vie, quittant son travail, puisse laisser un vieillard impotent, sans soin intime, ou libre de se déplacer s'il le souhaite,  et  par voie de conséquence se considère  ensuite comme  responsable   d'une chute grave.

             La mise en place de l'APA, s 'est révélée difficile et parfois inégalitaire . l' évaluation de la dépendance,  faite à partir de grilles à entrée complexe, ne reflète pas la situation réelle de la dépendance alors même que l' explosion du nombre de demandes d' APA a révélé un besoin très important.

  Il conviendrait donc, sans attenter à leur  statut , d 'assurer une réelle coordination entre les personnels d'accompagnement de la personne âgée à domicile. Cette idée n' est pas nouvelle mais l' application  est rarement réalisée et les services accomplissent leur mission de manière cloisonnée et hors de toute tentative de pluridisciplinarité, pourtant de plus en plus indispensable à l' accompagnement de  la longévité .

  Odette Trupin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                    Odette Trupin
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