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En ouvrant ce blog, je suis très consciente du privilège que me confère cet outil exceptionnel de communication dont nos grands maîtres de la littérature auraient pu faire un si bel usage !

Désormais,je pourrai communiquer, échanger, alerter, informer, débattre, et les thèmes  de préoccupations ne m'ont pas manqué ..tout au long de ma vie professionnelle de professeur de français, d'inspectrice pédagogique régionale, d'Inspectrice d'Académie puis de Députée à l'Assemblée Nationale..

je sollicite l' indulgence car cette pratique, nouvelle pour moi , risque de me désarçonner parfois..

Odette Trupin

20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 19:21

Chaque année, 150 000 jeunes sont exclus du système scolaire sans diplôme et sans qualification. Les causes du décrochage sont multiples:

La lutte contre le décrochage scolaire répond à 3 exigences:

- économique:

50% d'une classe d"âge devrait être diplômée de l'enseignement supérieur en 2010(objectif de Lisbonne en 2000)

-d'égalité sociale :

le décrochage scolaire touche presque exclusivement les enfants des milieux défavorisés socialement et culturellement

-démocratique:

l''école est le lieu où se construit l'attachement de' chaque enfant aux valeurs de la République.

 

Le enquêtes internationales et le rapport de la cour des comptes démontrent que les inégalités s'aggravent en France et que l'impact de l'origine sociale sur les résultats reste très élevé.

Il convient donc de s'attaquer aux causes du décrochage et non à ses conséquences et proscrire les suppressions de postes menées depuis 2007 qui ruinent l'appareil de formation : 60 000 postes d'enseignants supprimés depuis 2007, 16 000 nouvelles suppressions à la rentrée 2011 et 1500 classes fermées !! Que font les familles devant de tels sacrilèges !!

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Published by odette trupin - dans education
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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 09:47

"Ils passent devant nous sans être vus. Ou plus exactement, nous ne les regardons pas. Pas du moins au point de les saluer, de leur sourire, de les considérer comme l’on considère son patron, un ministre, une vedette de télévision, un international de football. Chauffeur, serveur, femme de ménage, éboueur, SDF, chômeurs anonymes, réfugiés, étrangers en asituation irrégulière, toutes ces « petites gens » constituent un peuple transparent devant qui l’homme affairé ne s’attarde pas.

Pourtant, ces invisibles ne vivent pas dans un monde parallèle. Leurs incursions sont permanentes dans notre quotidien : une porte qui s’ouvre, une poubelle qui se vide, un verre qui se remplit, une lettre qui arrive, le ménage fait, un regard baissé… L’invisible est bien là, mais nous ne le voyons pas. Nous sommes aveugles. Nous poursuivons notre chemin, plongés dans nos soucis, égarés dans nos habitudes, perdus dans notre indifférence. Ou pire, perchés sur leur hauteur sociale, certains ne voient plus ce qui se trouve en dessous de leur ligne d’horizon, là où précisément s’entassent les invisibles, entre terre et ciel, paradis ou enfer.

Ne nous considérons pas comme plus clairvoyants que d’autres. Chacun a ses invisibles. Qui peut assurer n’avoir jamais oublié un bonjour ou un remerciement ? Et puis, constatons-le, nous sommes tous, à notre niveau, l’invisible de quelqu’un ! En général, nous le vivons mal.

Au-delà des comportements personnels, notre société organise l’invisibilité d’une partie des siens. Depuis la nuit des temps, nous mettons hors de portée du regard ceux que nous ne voulons plus voir, nous les cachons dans les prisons, les asiles, les centres de rétention, parfois les hôpitaux… Ces invisibles-là sont morts socialement.

Si notre regard se lève davantage, nous découvrons des invisibles par millions. Le journal « Le Monde » a publié le 17 mai dernier un article sur « les jeunes filles invisibles, leviers oubliés du développement ». L’article nous précise qu’elles sont 600 millions, âgées de 10 à 24 ans, soit un quart de la population d'Asie, d'Amérique latine, des Caraïbes et d'Afrique sub-saharienne. « Des jeunes filles "invisibles", absentes des écoles, condamnées à être des mères porteuses, avant de mourir avant la trentaine, souvent atteintes du sida. Ces invisibles-là rejoignent le milliard de personnes qui, dans le silence du monde, souffre de faim à en mourir..." Alain Anziani  Pour lire la suite de l'article ... : http://alainanziani.fr/content/les-invisibles

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Published by odette trupin - dans societe
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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 10:02

L'anormalité d'hier est devenue la normalité de nos jours!!!

 La normalité aujourd'hui, c'est l'irrespect généralisé, la famille recomposée, l'aculture , le "jeunisme", l' égoïsme , le repli sur soi, la cupidité... la liste serait longue pour qualifier une société décadente .

 Cette normalité là, est difficile à accepter pour ceux qui ont la culture de l'autre !!

Il y a ceux qui acceptent, ou font semblant de s'adapter en silence ,ou qui "nivellent" leur propre culture par le bas...et ils sont malheureusement nombreux car ils cultivent avant tout la "modernité", ou bien ils sont conscients mais paresseux ou fatalistes.

Et il y a ceux qui persistent et signent selon  les principes prévalant d'une société tombée en désuétude.. et ils souffrent ! mais ils ne triompheront pas car la culture d'une certaine facilité fonctionne comme une gangrène impitoyable..

Au moment de l'élection, essentielle, d'un leader politique national, il conviendrait que chacun se tourne vers lui-même et réponde à ce choix  de société : normalité ou anormalité ?

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Published by odette trupin - dans societe
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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 15:33

" Nous ne sommes pas seulement responsables de ce que nous faisons, mais aussi de ce que nous n'empêchons pas " Roman Herzog

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Published by odette trupin - dans verba volant
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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 11:03

Les jeunes sont de moins en moins attirés par les carrières d'enseignement, y compris les filles à qui la perspective des vacances scolaires et la possibilité de mener de front  famille et professionnel convenaient bien .

Pourquoi cette dégradation d'un système,longtemps mondialement reconnu  et qui ne fait plus rêver nos étudiants? pour troisraisons essentielles :

- La place de l'enseignant, son image dans la société n'est plus ce qu'elle était . Elle est souvent dépréciée et les raisons sont multiples, mais elles trouvent leur racine d'abord dans le politique" , sa mission prospective  bien ou "mal.. menée" et son pouvoir sur l'opinion  .

- Le découragement de candidats potentiels devant le nombre limité de places aux concours, difficiles, et qui conduisent de manière systématique les premières  affectations hors académie d'origine,.. notamment en ce qui concerne les candidats  du sud de la Loire..

-Pour couronner le tout, les suppressions de postes  actuelles  fragilisent considérablement le bel outil que nous ont légués Rousseau, Frénet, Ferrière, Charpentreau .. et ... Jules Ferry, en homme politique averti du rôle essentiel et à long terme que joue l'éducation d'un peuple et tout particulièrement des  mères de famille  ...

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Published by odette trupin - dans politique
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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 20:22

"Donnez-moi, s'il en est dans la langue des hommes

Des mots légers, des mots tremblants, des mots ailés,

De ces mots que le vent semble avoir modulés,

Pour rendre, en leur douceur subtile et fugitive,

Tous mes tressaillements ignorés!" F.Séverin

 

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Published by odette trupin - dans définitions
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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 19:55

Alors que les phénomènes climatiques de sécheresse sont appelés à se répéter dans l'avenir à cause  du changement climatique, il semble plus que jamais opportun de réfléchir sur la stratégie énergétique future et sur une politique de l'eau .

Quels usages de l'eau ?

quels arbitrages en temps de sécheresse?

Devons-nous encourager les cultures énergétiques ?

Devons-nous poursuivre la politique du nucléaire?

Quelle politique de sobriété des énergies actuelles et de développement des énergies renouvelables ?...

Autant de questions à se poser afin que le citoyen puisse  faire face aux  aléas climatiques à venir.

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 20:37
 

 

" [...] Revenons sur le rôle décisif de l’argument chiffré des sondages et des usages qu’on en fit. Pour commencer, il est fécond de partir de ce que les médias n’ont pas voulu entendre et de ce que le public n’a donc pas pu connaître. Le 16 avril 2002, la Commission des sondages publia le communiqué suivant :

 

 

 

« La Commission rappelle qu’elle contrôle systématiquement tous les sondages ayant un rapport direct ou indirect avec une élection. Après avoir constaté qu’un certain nombre des règles qu’elle est chargée de faire respecter avait été méconnues, la Commission a été amenée à intervenir de plus en plus fréquemment depuis quelques semaines auprès des instituts de sondage ou des organes de presse qui ont assuré la diffusion des résultats. Elle estime nécessaire, à quelques jours du scrutin, d’insister sur la prudence avec laquelle les sondages d’intentions de vote doivent être interprétés et ceci pour deux séries de raisons. La première tient aux modalités de constitution des échantillons des personnes interrogées, à la proportion élevée des personnes sondées n’exprimant aucun choix et à celle, parmi les intentions exprimées, des personnes qui ne sont pas sûres de leur choix. La seconde tient à certains des procédés de redressement auxquels ont actuellement recours les instituts de sondage. Dans ces conditions, la Commission des sondages tient à souligner les limites de fiabilité des sondages. La Commission rappelle enfin que les sondages ne sont qu’un instrument d’analyse de l’opinion publique et non pas un outil de prévision des résultats électoraux. »

 

 

 

Ce communiqué et son devenir sont tout à fait révélateurs des problèmes de l’information en campagne électorale. En effet, ce dernier n’a pas été repris par les rédactions, à l’exception de l’afp, de La Tribune, du Télégramme de Brest, de l’Humanité et du Parisien, sous forme de brèves, synthétisant un communiqué lui-même déjà très court. Autrement dit, cette mise en garde (émise par une instance légitime à en adresser) a été cachée au public. Elle représentait un inconvénient majeur aux yeux des rédactions, celui de signifier explicitement que tout le travail interprétatif proposé par les journalistes, leurs commentaires fondés sur les nombreux sondages parus, la commande d’enquêtes plus ou moins coûteuses, ayant vocation à être reprises par les autres médias en citations (accroissant ainsi la notoriété du support cité) reposaient sur du sable. La Commission dit explicitement que les sondages ne sont pas des instruments de prévision du vote comme les journalistes tendent à les utiliser, et qu’en plus, en 2002, les conditions d’indécision de l’électorat et de redressement des données brutes doivent conduire à la plus extrême prudence sur la véracité des chiffres publiés. Dans une telle situation, la rigueur professionnelle obligerait les journalistes à se défaire de cet outil d’analyse impuissant, mais les soucis cumulés de conserver un support pour produire de l’analyse quotidienne, pour faire démonstration de leur finesse d’analyse dans le commentaire et pour assurer une reprise dans les autres médias, ont eu raison de leur éthique de responsabilité. Jérôme Sainte-Marie, directeur des études d’opinion à bva, le reconnaît sans ambages, lui qui affirme que "certains sondeurs ont beau dire n’importe quoi, ça n’a finalement aucune importance. On leur demande juste de créer l’événement. Et ça marche : les gains de notoriété sont plus rentables que la fiabilité..." ( Télérama, 2729, 30 avril 2002) ...[...]

 

 

 

Extrait de "Les médias en campagne" in "Le vote de tous les refus", Presses de sciences po, 2003

 

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Published by odette trupin - dans actualités
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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 21:15

L'objectivité  n'existe pas . La justice est une affaire humaine. Imparfaite, fluctuante, subjective.                        

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Published by odette trupin - dans verba volant
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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 20:53

"L'imagination est riche, abondante, et merveilleuse; l'existence pauvre, sèche et désenchantée. On habite, avec un coeur plein, un monde vide; et, sans avoir usé de rien, on est désabusé de tout." Chateaubriand

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