le Blog d'Odette TRUPIN
Par odette trupin
Avec les femmes pauvres de 40 à 60 ans, La problématique est particulière. Elles ne sont plus jeunes mais pas encore à l’âge de la retraite même si certaines, pour des raisons de santé, ne sont plus au travail. Elles sont installées dans la pauvreté et ont moins d’espoir de sortir de leur catégorie que les 25-40 ans pour lesquelles des améliorations sont encore possibles....
Arrêtons-nous sur le cas d’Adeline, 57 ans, aujourd’hui femme de ménage, avec un mari, un temps au chômage, qui touche une retraite de 900 euros
« Ça fait trente-six ans que je suis mariée, dit-elle,
ça fait trente-six ans qu’on vit dans les crédits. » Elle se souvient d’un Noël douloureux parce que la famille n’avait pas le premier franc pour en faire – notamment pour les deux enfants – un jour différent des autres. Un de ses amis voulait qu’ils fêtent Noël ensemble. Elle a refusé en disant que ses enfants étaient malades. Mais l’ami a compris la situation et, raconte-t-elle, « avec sa femme, ils sont revenus avec des filets garnis parce qu’ils avaient vu que j’avais la larme à l’oeil et que je n’osais rien dire. Pendant qu’ils étaient là, j’avais dû ouvrir mon frigo pour donner quelque chose à mon fils et ils ont dû voir que le frigo était vide. » Aujourd’hui, ses enfants sont adultes mais elle a dû se résoudre à ne les recevoir qu’un dimanche sur deux, faute d’argent. Elle est locataire de son appartement, ce qui pèse lourdement sur le budget du couple, et dit : « Je me souviens plus être allée au restaurant (…). Pas question d’acheter un CD ou un DVD, ou d’écouter un artiste de passage. » Sa mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer, est placée depuis cinq ans. Récemment, le Conseil régional a demandé à Adeline de verser pour elle 1 500 euros par mois,
le reste étant financé par la retraite de la malade...
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témoignage cité par Janine Mossuz-Lavau
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