le Blog d'Odette TRUPIN
Par odette trupin
La formation est au centre des préoccupations de l'Etat et de l'opinion publique , car l'enfant
représente l'avenir au sein du présent ."L'enfance a des manières de voir, de penser, de sentir, qui lui sont propres; rien n'est moins sensé que d'y vouloir substituer les nôtres"
J.J.Rousseau, dans l'Emile, exprimait ce qui allait devenir le "credo" des sociétés modernes .Au XVIII ème siècle, on se représente encore mal l'enfance. L'enfant est appréhendé comme
imparfait par rapport à l'adulte : l'un dispose de la raison alors que l'autre en est dépourvu. Rousseau, comme d'habitude en avance sur son temps, dessine l'image moderne de l'enfant et donc de
l'homme : être humain à part entière, il est reconnu dans sa différence, en termes de virtualités et de richesse potentielle. Les hommes des "lumières" découvrent à sa suite, comme l'écrit
Kant "c'est au fond de l'éducation que gît le grand secret de la perfection de la nature humaine" Dans les sociétés modernes, les adultes le pensent en termes de promesse et d'espoir. La
connaissance de sa spécificité est devenue un enjeu important.
Tous les décideurs politiques connaissent bien la valeur stratégique de l'école et l'attente angoissée de la société quant à son devenir depuis la maternelle jusqu'à l'Université. L'opinion
publique s'inquiète des risques d'échecs scolaires et de leurs conséquences. Dans tous les pays d'ailleurs, l'éducation devient une affaire politique au sens fort du terme et il faut un certain
courage ou de l'inconscience de la part des hommes politiques pour s'attaquer aux fondements mêmes de l'école ! Même si l'on peut envisager une reconsidération des
moyens d'enseignement, l'amputation de plusieurs milliers de postes d'enseignants dans le système qui constitue grâce à Jules Ferry , le fer de lance de la nation, ne
me semble pas le moyen politique actuel le plus pertinent !!
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