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le Blog d'Odette TRUPIN

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Bruno et la lecture


Pourquoi10% des élèves ne savent pas lire à la fin du primaire ?
Question de méthode ? on croyait tranché depuis longtemps le débat sur la manière dont il faut enseigner la lecture. Il resurgit pourtant, plus vif que jamais.

En septembre, Bruno est entré en CP, son cartable neuf sur le dos, fier d’aller à la grande école. Il allait enfin apprendre à lire. En Mars, ses parents sont inquiets, les progrès sont imperceptibles. Trop inquiets ? La maîtresse se fait rassurante. Bruno aura jusqu’au CE1
pour acquérir les apprentissages fondamentaux.. Mais les évaluations du ministère de l’éducation indiquent l’inverse : la plupart des élèves en échec en CP, le sont encore au début du CE2. Ce sont les mêmes10% d’élèves en échec au primaire qu’on retrouve traînant leur ennui et leur révolte au collège, avant d’en sortir sans diplôme ni qualification.
Tout se joue au CP
Reste à savoir pourquoi le petit garçon peine à apprendre à lire. Problème de méthode ? le soupçon est tenace. Certes, en 2003, les programmes condamnaient officiellement la fameuse méthode globale, qui prétendait faire l’économie de l’apprentissage rébarbatif de l’alphabet et des syllabes et apprendre aux enfants à lire en reconnaissant la silhouette des mots. Mais comme beaucoup d’ élèves de CP, Bruno a débuté son apprentissage par une méthode globale au démarrage ou plutôt par une méthode mixte, appliquée de longue date déjà dans l’éducation nationale qui n’a pas manqué de percevoir les difficultés de la méthode directement globale.. Le principe ? faire reconnaître aux enfants des mots entiers, au sens clair, avant de leur faire découvrir les sons et les lettres qui n’ ont aucune signification précise pour eux a priori .
C’est un problème de spécialiste et, à ce titre, tout le monde se mêle de tout et de n’importe quoi ! il faut faire confiance aux enseignants qui ,eux, savent, parce qu’ils ont appris , qu’ils sont suivis dans leur travail, et que enseigner est un métier comme n’importe quel autre, l’un des plus beaux , mais il est nanti d’une dimension humaine complexe car chaque enfant est un cas en soi et la règle qui prévaut pour la plupart, ne vaut pas forcément pour tous . Là est le véritable problème qu’il faut traiter au cas par cas avec l’enseignant lui-même en lui donnant toutes les possibilités d’interventions précoces pour « rattraper » l’enfant en difficulté.
Tout se joue au CP, certes, mais tout n’est pas perdu, si, aussitôt, des moyens de rattrapage sont mis en place pour que la mesure de l’écart des acquisitions entre Bruno et ses camarades soit rectifiée au plus vite. Le diagnostic se situe au départ . Donnons donc tous les moyens indispensables aux enseignants, pour qu’ils puissent remédier (eux-mêmes, si possible) aux difficultés naissantes, afin de les éradiquer au plus tôt ! Bruno aura repris confiance en lui, il pourra sans grande difficulté suivre normalement avec ses camarades .

 

 

 

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