le Blog d'Odette TRUPIN
Par odette trupin
Il n'existe pas de société humaine, aussi primitive soit elle, qui ne distingue le bien du mal et qui ne s'appuie sur des règles . Une sorte de morale existe toujours et , en ce sens, il semblerait qu'elle n'ait pas à craindre de disparition , contrairement à un avis assez couramment répandu. Ce qui pose problème, c'est l'application des règles. En effet, la survie d'une communauté est conditionnée par la remise en question (ou non) de certaines règles , ce qui renvoie à des difficultés philosophiques, juridiques, politiques, auxquelles la morale ou le système de droit doivent répondre. L'organisation de la société répond tout à la fois :
au domaine du droit, qui détermine ce qui est légal et ce qui ne l'est pas;
à celui de la morale, qui détermine ce qui est moralement acceptable pour le groupe et ce qui ne l'est pas.
Dans nos démocraties européennes , le droit est le régulateur de la vie sociale , à l'inverse des sociétés traditionnelles (africaines par exemple) où les obligations morales priment sur les règles . Héritiers de Montesquieu, de Rousseau, de Kant, de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen,le droit s'impose à nous, et comme le disait déjà Aristote: "ce qui est immoral, c'est de ne pas respecter la loi". C'est ainsi que la vie sociale s' est organisée autour de la loi...la même pour tous .
Cependant, la révolution scientifique et notamment la longévité, conduisent à de nouvelles situations où l'intimité la plus totale de l'être et sa liberté fondamentale sont parfois en question et peuvent conduire à des transgressions de l'interdit...où morale publique et dignité humaine risquent de s'opposer. Il semble bien , qu'à ce titre , la recherche soit encore fragile...Concluons en affirmant qu'il convient de rendre compatibles des éléments a priori contradictoires et qu'il faut toujours les considérer avec la plus grande prudence .
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