le Blog d'Odette TRUPIN
Par odette trupin
De manière générale, le bien coïncide avec le plaisir.qui est en effet le signe d'une surabondance de vie et d'une heureuse adaptation de l'être à son milieu. Les doctrines morales oscillent entre les deux notions du devoir et du bien.C'est dans cette dualité que Bergson, dans "les deux sources de la morale et de la religion", oppose la "morale close" et la "morale ouverte". La première repose sur la notion d'obligation et sur un impératif catégorique "pesant sur la volonté à la manière d'une habitude"; la seconde, celle des" grands inventeurs moraux", est au contraire d'essence individuelle et créatrice. Elle ne serait plus obligation, mais attrait, aspiration, "soulèvement des profondeurs" de l'âme, "émotion neuve", non dépendante des représentations mais au contraire "génératrice de pensée". Mais n'est-il pas dangereux de réduire l'essence de la moralité à une impulsion émotive dont on ne sait pas où elle risque de nous mener ? Le devoir a sa mystique comme le bien a ses fondements rationnels. Les deux sont inséparables. C'est peut-être là qu'il convient de chercher les raisons du désarroi social où l'individu, avide de vivre son plaisir, ne sait plus se séparer du déchaînement de ses instincts...
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